"Il va Neiger". "Demain, il y aura de la Neige". "Paris sous la Neige vendredi".
Panique générale, plans B, anticipations excessives des uns et des autres, réflexions et discussions sur les alternatives aux déplacements, machines-à-café-de-l'étage en surchauffe*, décisions aussi sages qu'incongrues, mais la perspective de la Neige autorise tout "Je pars tôt, il neige demain", regards suspicieux portés sur les trains (en grève hier encore du côté de St Lazare), fumeurs désemparés envisageant la cigarette du lendemain dans des conditions extrêmes, recherche des bottes fourrées, celles qui sont tout au fond de la cave, visions apocalyptiques de chasse-neige et d'ours polaires se croisant sur le périphérique aux heures de pointes...
Et ce matin, horreur, malheur, même pas de quoi faire une boule de neige. Pfff.
* pas la mienne, suis toute seule à mon étage chez moi, mais j'étais chez un client hier...
vendredi 7 décembre 2012
lundi 3 décembre 2012
10 ans
3 décembre 2002
Il a 10 ans aujourd'hui, mon gros bébé mon enfant le premier mon tout petit... déjà grand, la mèche de travers sur le front, la démarche qui se chaloupe de jours en jours, la basket qui frotte le bitume, l'oeil qui s'allume, l'envie de rire, la nonchalance, la provocation douce au bord des lèvres (Ca va quoi, Ben quoi, c'est quoi l'problème?), la musique et les copains qui envahissent petit à petit son espace...
Il voulait mettre son réveil à 5.20 ce matin, "pour se voir avoir 10 ans", mais il a dormi et nous aussi.
J'avais 30 ans quand il est arrivé. Ca l'amuse de penser que "pour nous, ce sera toujours facile de calculer". J'aimerais aussi que cela soit toujours facile, qu'il reste cet enfant de 10 ans, plein de doutes, d'envies et de tendresse...
BON ANNIVERSAIRE MON JULES
(je remarque que tes pattes ont sensiblement la même forme 10 ans après : belle constance...)
(je remarque que tes pattes ont sensiblement la même forme 10 ans après : belle constance...)
"J'ai dix ans
Je vais a l'école et j'entends
De belles paroles doucement
Moi je rigole, cerf-volant
Je reve, je vole
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré"
A.S
mardi 20 novembre 2012
Ushuaïa - Fin de Monde
Un magnifique voyage, forcément trop court, des amplitudes thermiques vertigineuses entre les printemps portegne et patagon, de la pluie, de la neige, du vent, du soleil, l'immensité désertique, la ville grouillante, colorée, bruyante et sale, chargée d'histoire et d'histoires...
Fouler le sol de la terre du bout du monde, contempler bouche bée ce port d'Ushuaïa, unique par son emplacement et par les routes maritimes qu'il dessert.. mettant à part les promène couillons dont nous arpentâmes évidemment les coursives glaciales, je ne peux m'empêcher de penser à ces bateaux, à leurs destinations, où va-t-on lorsque l'on quitte le port du bout du monde? A quoi pense-t-on lorsque la ville s'éloigne, que les montagnes chiliennes et les archipels alentours disparaissent, que les lions de mer cèdent la place aux pingouins, que le froid devient de plus en plus mordant? est-ce qu'on ressent où l'on est sur cet océan, entre 2 mondes, entre 2 routes, 2 océans, atlantique et pacifique?
Ushuaïa, sa rue commercante (unique), ses voitures qui passent et repassent formant un bouchon le dimanche après-midi, malgré les magasins fermés, comme si toute la vie venait s'y concentrer, en dépit du vent glacial qui vous attrape à chaque croisement. Les phares des voitures allumés à toute heure en dépit du jour qui s'attarde jusqu'à 22h, plus tard encore lorsqu'on se rapproche du solstice. C'est un endroit lointain, c'était le printemps, et c'était difficile d'imaginer l'hiver...
Fouler le sol de la terre du bout du monde, contempler bouche bée ce port d'Ushuaïa, unique par son emplacement et par les routes maritimes qu'il dessert.. mettant à part les promène couillons dont nous arpentâmes évidemment les coursives glaciales, je ne peux m'empêcher de penser à ces bateaux, à leurs destinations, où va-t-on lorsque l'on quitte le port du bout du monde? A quoi pense-t-on lorsque la ville s'éloigne, que les montagnes chiliennes et les archipels alentours disparaissent, que les lions de mer cèdent la place aux pingouins, que le froid devient de plus en plus mordant? est-ce qu'on ressent où l'on est sur cet océan, entre 2 mondes, entre 2 routes, 2 océans, atlantique et pacifique?
Ushuaïa, sa rue commercante (unique), ses voitures qui passent et repassent formant un bouchon le dimanche après-midi, malgré les magasins fermés, comme si toute la vie venait s'y concentrer, en dépit du vent glacial qui vous attrape à chaque croisement. Les phares des voitures allumés à toute heure en dépit du jour qui s'attarde jusqu'à 22h, plus tard encore lorsqu'on se rapproche du solstice. C'est un endroit lointain, c'était le printemps, et c'était difficile d'imaginer l'hiver...
vendredi 16 novembre 2012
Vertical Road
Ambiance post apocalypse..
L'autre soir, j'ai senti le sable, le désert, le vent, les éléments déchaînés parfois.
j'ai pensé à MadMax (oui, et c'est assumé), à certains Jeremiah, à une ambiance post apocalypse, des rescapés échoués, une nouvelle civilisation qui péniblement se découvre, perdue d'avance, mais qui va tout de même entamer sa longue marche.
J'ai vu l'enchaînement, inexorable, l'absence de liberté sinon dans l'exclusion ou la folie. J'ai eu le tournis aussi, croyant voir un derviche, mystique, s'échapper en tournant avant de rejoindre le cercle.
J'ai pensé à une machine infernale, à une cadence scandée sur un rythme aussi lancinant qu'inquiétant, à ces hommes et femmes qui dansent, parfois dans la violence, rouages inconscients sans échappatoire possible.
C'était de la danse, et beaucoup plus..
C'était Vertical Road, par Akram Kahn, métaphore de L'Odyssée humaine…
mercredi 24 octobre 2012
Sandra
Après Camille, Sandra Nkaké, dans un style très Men In Black, baskets flashy aux pieds, une dynamite lancée sur la scène de la Cigale le 13 octobre dernier.
Déménagement après quelque minutes : nos pieds nous emmènent directement dans la fosse : danser, crier, sauter, chanter, rire et sourire.
Elle est très belle. Ils sont tous très beaux dans leur costume noir. On imagine qu'ils ont un peu chaud. Mais c'est certainement le prix de la Grande Classe pour Grand Concert.
Déménagement après quelque minutes : nos pieds nous emmènent directement dans la fosse : danser, crier, sauter, chanter, rire et sourire.
Elle est très belle. Ils sont tous très beaux dans leur costume noir. On imagine qu'ils ont un peu chaud. Mais c'est certainement le prix de la Grande Classe pour Grand Concert.
lundi 22 octobre 2012
Eté Indien
19h, Paris. Alentours de St Lazare. La nuit tombe, la température extérieure est de 22°, des tee-shirts frôlent des imperméables trop chauds et trop lourds, des tennis en toile croisent et narguent les bottes hautes et fourrées.
Impression bizarre, comme ce M ensoleillé qui se détache dans le ciel qui tombe...
Impression bizarre, comme ce M ensoleillé qui se détache dans le ciel qui tombe...
vendredi 12 octobre 2012
Les dessins d'Augustin
- Ca maman, tu vas trouver, c'est facile
- Ah, oui, c'est un drôle de bonhomme !
- Non. c'est un réfrigérateur avec une tête : tu lui demandes ce que tu veux et il te le donne.
- Evidemment.
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